Au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle validant la conformité de la loi sur le référendum à la Constitution, le président de l'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a vivement réagi en mettant en cause l'indépendance de la haute juridiction.
Dans une déclaration rendue publique mercredi, le défenseur des droits humains affirme que cette décision ne l’a pas surpris. Selon lui, plusieurs cours constitutionnelles en Afrique ont tendance à privilégier les intérêts des pouvoirs en place plutôt que le respect strict de la Constitution.
Jean-Claude Katende estime que les juges constitutionnels cherchent avant tout à préserver leur propre position.
« Quand nous pensons qu’ils protègent le chef, n’oublions pas qu’ils se protègent d’abord eux-mêmes », a-t-il déclaré.
Le président de l'ASADHO continue de considérer que la loi référendaire est contraire à la Constitution. Il appelle ainsi les citoyens opposés à ce texte à poursuivre leur mobilisation.
Il rejoint également les inquiétudes exprimées par une partie de l’opposition, qui estime que cette loi pourrait ouvrir la voie à une révision de la Constitution susceptible de favoriser un troisième mandat présidentiel.
De son côté, le gouvernement assure que cette loi a pour seul objectif de définir le cadre juridique de l’organisation des référendums prévus par la Constitution. L’opposition, en revanche, estime qu’elle pourrait servir de base à une réforme constitutionnelle.
To understand the new politics stance and other pro nationals of recent times, we should…